
EHI
neutreEsprit
Ehi est le nom d'un esprit gardien et principe de destinée présent dans plusieurs cultures du Nigeria, principalement chez les Edo (Bini) du royaume du Bénin, et non spécifiquement chez les Yoruba. Il fonctionne comme la contrepartie spirituelle de la personne, proche d'un ange gardien, et connaît le destin qu'elle a choisi. Dans la cosmologie edo, chaque existence commence par une comparution devant le dieu créateur Osa, au cours de laquelle l'individu énonce son plan de vie. L'ehi assiste à cette annonce puis veille au respect de ce destin. Il accompagne la personne le jour dans le monde matériel (agbon) tout en interagissant avec les esprits du monde invisible (erinmwin), et retourne rendre compte à Osa la nuit. Un lien fort avec son ehi est jugé nécessaire à la réussite et à l'accomplissement. L'échec ou le malheur peuvent lui être attribués, et on l'apaise alors par des offrandes et des rites. Le concept est proche de l'Ori yoruba, ce qui explique certaines confusions.
Pouvoirs & Attributs
Rôle dans l'univers ROHO
Voix de son panthéon. EHI porte la mémoire de sa tradition et tisse un fil dans la Mabioni. Reliée au panthéon Yoruba. Son alignement dépend du protocole de l'invocateur.
Masque Sacré
Masque rituel ancien en ivoire végétal, améthyste, bois sacré, gravé de symboles de destinée, incarnation du pouvoir de Ehi
Époque
Cycle ancien
Questions fréquentes
À quelle culture appartient l'ehi ?
Il relève surtout de la cosmologie edo, ou bini, du royaume du Bénin, au Nigeria, où il désigne l'esprit gardien de chaque personne. Le concept déborde parfois vers d'autres peuples nigérians, mais il n'est pas propre aux Yoruba.
Quel est le rôle de l'ehi ?
Il est le double spirituel et gardien de l'individu. Il connaît le destin annoncé devant le dieu créateur Osa, accompagne la personne dans le monde matériel et rend compte de sa conduite dans le monde des esprits.
L'ehi a-t-il un équivalent yoruba ?
Oui. Sa fonction de porteur de destinée et de guide personnel le rapproche du concept yoruba d'Ori, la tête intérieure qui porte le destin, ce qui explique les rapprochements entre les deux traditions.