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SHAKPATA

SHAKPATA

allié

Dieu

EspritFon/EʋeFonFonMzee — Sage
Genre : MasculinSigne : variole

Shakpata est une transcription du nom de Sakpata, divinité de la terre et de la variole des panthéons fon et gbe, vénérée dans l'aire de l'ancien Dahomey, soit le Bénin, le Togo et l'ouest du Nigeria actuels. Maître des maladies éruptives et de la variole, il peut infliger la maladie, la folie et le mal, mais aussi les retirer et guérir, ce qui en fait une puissance à la fois crainte et implorée pour la santé. Dans la théologie fon, Sakpata compte parmi les premiers enfants de Mawu-Lisa et reçoit la domination de la terre. Son culte, très codifié, s'appuie sur des prêtres spécialisés, des interdits et des objets rituels, et se décline en de nombreuses variantes. Chez les Yoruba voisins, la figure correspondante est Sopona ou Shakpana, et dans les religions afro-diasporiques elle se prolonge sous des noms comme Omolu ou Sakpata-Omolu. Sagbate et Shakpata désignent la même divinité.

Pouvoirs & Attributs

variolefolie

Rôle dans l'univers ROHO

Gardien des deux mains. SHAKPATA envoie les fièvres et les retire selon ce que la mesure exige. Reliée au panthéon Fon/Eʋe.

Masque Sacré

Masque rituel ancien en bois sacré, métal ancien, pierre noire, gravé de symboles de variole, folie, incarnation du pouvoir de Shakpata

Époque

Cycle ancien

Questions fréquentes

Shakpata et Shakpana sont-ils liés ?

Oui. Shakpata (Sakpata) chez les Fon et Shakpana ou Sopona chez les Yoruba désignent la même figure de divinité de la variole et des maladies éruptives, sous des traditions et des graphies distinctes.

Pourquoi Shakpata est-il associé à la folie et à la maladie ?

En tant que maître des maladies éruptives et de la variole, il détient le pouvoir d'envoyer fièvres, affections et troubles, mais aussi de les retirer. Ce double pouvoir de nuire et de guérir fonde le respect et la crainte qui l'entourent.

Le nom de la divinité peut-il être prononcé librement ?

Dans plusieurs traditions, le nom véritable de la divinité de la variole est entouré d'interdits et souvent évité, par crainte de sa puissance. On recourt alors à des noms de substitution ou de louange.

Sources et références

  • Melville J. Herskovits, Dahomey: An Ancient West African Kingdom (1938)