
Onionkupón
alliéOnyankopon, Nyankopon
Onyankopɔn, écrit aussi Nyankopon et rendu Onionkupón dans l'univers ROHO, est le dieu suprême du ciel chez les Akan du Ghana, en particulier chez les Ashanti et les Fante. Son nom se comprend comme le grand, le brillant, celui qui seul est grand. Source de la vie et garant de l'ordre du monde, il ne reçoit pas de culte quotidien : ce sont les abosom, les divinités des rivières, des forêts et des lieux, qui traitent les affaires des vivants, et les ancêtres qui portent les demandes. Rattray recueille au début du vingtième siècle le récit de son éloignement : le ciel se tenait autrefois tout près des hommes, une vieille femme qui pilait le fufu l'a heurté de son pilon, et le ciel s'est retiré en hauteur. Depuis, on l'atteint par des intermédiaires, sans qu'il cesse d'être présent. Les proverbes akan disent la même chose autrement : nul n'a besoin de montrer le ciel à un enfant. Les auteurs divergent sur son rapport à Nyame et à Odomankoma, tantôt trois noms d'un même dieu, tantôt trois faces d'une même puissance, le ciel, le créateur et l'éternel. ROHO retient la seconde lecture. À écarter, en revanche, l'idée d'un gardien de seuil yoruba : ce nom n'appartient pas au corpus yoruba, et cette lecture venait d'une confusion, corrigée en septembre 2026.
Pouvoirs & Attributs
Rôle dans l'univers ROHO
Esprit-épreuve du seuil intérieur. Onionkupón ne demande pas si Roho est prêt, il pose la question qui révèle si Roho peut encore reculer. Une fois passé devant lui, on ne revient pas en arrière.
Masque Sacré
Masque double face, un visage tourné vers le passé, un autre vers l'avenir. Les deux séparés par une ligne de cauris formant un seuil vertical.
Époque
Cycle de Roho, temps mythique
Parole de l'Esprit
« Le masque que tu cherches te cherche aussi. »
Questions fréquentes
Onionkupón est-il une figure attestée ?
Oui, sous son nom akan, Onyankopɔn. C'est le dieu suprême du ciel des Akan du Ghana, documenté depuis les travaux de R. S. Rattray au début du vingtième siècle et étudié par J. B. Danquah. Onionkupón est la graphie retenue par l'univers ROHO.
Pourquoi ne lui rend-on pas de culte direct ?
Parce qu'il s'est éloigné. Le récit akan raconte que le ciel touchait presque la terre et qu'une femme pilant le fufu l'a heurté de son pilon : il s'est alors élevé hors d'atteinte. Les vivants s'adressent donc aux abosom, les divinités des rivières et des forêts, et aux ancêtres, qui portent leurs demandes.
Quel est son rapport à Nyame et à Odomankoma ?
Les sources akan divergent. Certaines font de Nyame, Onyankopɔn et Odomankoma trois noms d'un seul dieu ; d'autres y voient trois faces d'une même puissance, le ciel, le créateur et l'éternel. Le Codex signale la divergence et retient la seconde lecture pour son récit.
Que garde-t-il dans La Légende de ROHO ?
Dans la saga, il tient le seuil intérieur : il ne demande pas au Gardien s'il est prêt, il pose la question qui montre s'il peut encore reculer. C'est un rôle propre à la fiction, distinct de ce que disent les sources akan.
Esprits liés
À lire aussi
Sources et références
- R. S. Rattray, Ashanti Proverbs (Clarendon Press, Oxford, 1916), section sur Onyankopon, vers la p. 25, à confirmer sur l'édition imprimée
- J. B. Danquah, The Akan Doctrine of God: A Fragment of Gold Coast Ethics and Religion (Lutterworth Press, réédition Routledge, Londres, 1944), page non vérifiée