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BRAV GEDE

BRAV GEDE

neutre

Premier mort, mémoire des défunts

ÂmeDiaspora (Haïti)DiasporaHaïtiMtoto — Enfant
Genre : MasculinSigne : Bougie violette

Brav Gede occupe une place singulière parmi les lwa des morts du vodou haïtien. La tradition veut que le premier défunt inhumé dans un cimetière en devienne le gardien, et Brav est le nom donné à cette fonction autant qu'à l'esprit qui l'occupe. Il n'est donc pas un lwa venu d'Afrique mais une figure née de la terre haïtienne elle-même, ce qui le distingue des grands esprits du rite Rada. Comme tous les Gede, il apparaît en noir et violet, il plaisante, il boit du clairin pimenté et il pratique une obscénité qui fait rire l'assemblée. Ce rire n'est pas une irrévérence : dans le vodou, la dérision est la manière juste d'aborder la mort, parce qu'elle la remet à sa place et refuse qu'elle décide seule du sérieux. Brav est invoqué au moment des funérailles et pendant la fête des morts, en novembre, quand les Gede envahissent les cimetières et les rues.

Pouvoirs & Attributs

mémoire des défuntspassage

Rôle dans l'univers ROHO

Lié à l’un des cinq éléments de l’équilibre cosmique. Sa puissance procède de l’énergie propre à sa tradition, et d’aucune autre.

Masque Sacré

Masque sculpté d’énergie ancienne — symbole de la force cosmique propre à son panthéon.

Époque

1700 à 1900 — Cycle de la Mort Joyeuse

Parole de l'Esprit

« Le premier arrivé garde la porte pour tous ceux qui suivront. »

Questions fréquentes

Qui est Brav Gede ?

Brav Gede incarne le premier défunt inhumé dans un cimetière, devenu son gardien. C'est une figure née de la terre haïtienne, et non un lwa venu d'Afrique, ce qui le distingue des grands esprits du rite Rada.

Pourquoi les Gede font-ils rire ?

Parce que la dérision est, dans le vodou, la manière juste d'aborder la mort : elle la remet à sa place et refuse qu'elle décide seule du sérieux. L'obscénité des Gede n'est pas une irrévérence mais une position philosophique.

Esprits liés

Sources et références

  • Maya Deren, Divine Horsemen: The Living Gods of Haiti (1953)
  • Alfred Métraux, Le Vaudou haïtien (1958)
  • Karen McCarthy Brown, Mama Lola: A Vodou Priestess in Brooklyn (1991)